Journal d’un mappeur (novembre 2003)
J’ai eu en effet le plaisir d’assister à un exposé philosophique sur la vieillesse donné par Christiane Vollaire dans le cadre d’un séminaire de formation pour des médecins. J’y suis intervenu pour réunir très rapidement sous forme de cartes heuristiques avec MindManager la production de plusieurs groupes de travail après une séance de créativité animée par Frédéric Le Bihan et Clément Boyé.
Jusqu’à présent, j’ai toujours utilisé du papier au format A4 et un stylo à encre noire pour des raisons de discrétion lors de mes prises de notes en entreprise [1]. Ce n’est qu’une fois la réunion ou l’entretien terminé que je coloriais la carte de retour au bureau.
Mais là , je n’avais aucune contrainte. Bien au contraire, j’étais justement missionné pour montrer aux participants du séminaire, avec Clément et Frédéric, l’intérêt des cartes heuristiques comme outil de prise de notes. J’ai donc étalé mes crayons de couleur sur la table et ouvert toutes grandes mes oreilles pendant l’heure qu’a duré cette conférence.
J’ai tiré de cette expérience plusieurs enseignements :
la prochaine fois que j’assiste à une conférence, je prendrai une feuille A3 (ou un cahier de dessin A4 qui s’ouvre en deux) pour me sentir à l’aise avec l’espace (la proximité du bord de la page peut freiner l’ajout de branches). Étonnament, je n’avais vraiment ressenti cette limitation en réunion (peut-être parce qu’il s’y passe finalement peu de choses ;-) ) ;
le fait de colorier la carte pendant la prise de notes ne détourne pas l’attention, bien au contraire. Le plaisir éprouvé à cette occasion prédispose l’esprit à une meilleure écoute ;
il ne faut pas trop se poser de questions pendant la prise de notes. Bien sûr, il est très important de comprendre AVANT d’écrire. Mais à trop vouloir réfléchir sur ce qu’il faut reporter sur la carte, le risque de s’auto-censurer est grand. Ceci est d’ailleurs visible dans ma carte ci-dessous par rapport à Clément et Frédéric qui, ayant plus d’expérience que moi, font confiance à leur intuition qui les guide dans ce qu’il faut noter.
L’intuition... Un sujet que je vais désormais creuser pour me perfectionner dans la pratique des cartes heuristiques.
[1] Même si la vue d’une carte heuristique éveille souvent la curiosité d’un interlocuteur qui découvre cet outil, cela peut aussi l’effrayer.

This work is licensed under a Creative Commons License.
-
> Journal d’un mappeur (2003-11)20 février 2004 par Didier Bretin
Merci pour ces trois exemples !
En regardant de près les trois cartes, je m’aperçois que plus la carte est touffue moins il y a de dessins. Je suis encore inexpérimenté, mais les cartes sans dessins ressemblent assez à celles que je peux produire. D’où je me demande s’il ne serait pas opportun de reprendre les cartes touffues afin d’améliorer leur aspect graphique et pourquoi pas les simplifier si nécessaire ?
-
à propos des images et du retravail d’une carte20 février 2004 par Denis
La prise de notes mélangeant des mots-clés et des images reste un exercice de style difficile, même lorsqu’on est expérimenté. Sans doute cela incombe-t-il en grande partie à notre éducation scolaire où le texte prédomine. J’ai peut-être quelques pistes de réponse car c’est un sujet passionnant sur lequel je travaille pour me perfectionner.
Concernant la reprise des cartes, je suis tout à fait d’accord avec cette dernière idée. Les exemples disponibles ici sont « bruts de fonderie » puisqu’il s’agit des notes prises en temps réel et non retravaillées. Si nous avions été étudiants ou moins pris par le temps, nous aurions pu effectivement reprendre ces cartes, pas tant pour améliorer leur aspect graphique (ce qui n’aurait qu’un effet cosmétique) mais plutôt pour mieux nous approprier la conférence. En fait, l’amélioration du graphisme n’est qu’un effet secondaire du processus de clarification qui consiste à retravailler la carte. Le rapport kinesthésique que l’on a alors avec l’information (le fait d’impliquer notre corps en dessinant à la main la carte), est un facteur très important pour s’approprier son contenu. Un exemple d’un tel travail est décrit dans l’histoire d’une quatrième de couverture.
Note: Vous visualisez actuellement une version de ce site sans feuille de style (CSS). Soit votre navigateur ne supporte pas CSS, soit les feuilles de style ont été désactivées. Si votre navigateur est ancien, nous vous encourageons fortement à le mettre à jour pour bénéficier des nouveaux standards du Web. Merci.
-



